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Quels moyens pour lutter contre la fusariose sur blé dur ?

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Adélaïde GREHAN
Ecrit par Adélaïde GREHAN
le 2 mars 2022
5 minutes de lecture

L’impact de la fusariose sur le blé dur est à la fois quantitatif et qualitatif. Si les pertes de rendement peuvent dépasser les 20 q/ha, la présence de mycotoxines dans la récolte pénalisera sa commercialisation. L’apparition de cette maladie reste directement liée aux conditions climatiques au moment de la floraison. Bien sûr, des solutions prophylactiques existent. Mais cela ne suffit pas toujours. Et en matière de traitements fongicides, la rentabilité n’est pas assurée : d’où l’importance de disposer d’un outil d’aide à la décision fiable pour positionner au mieux les interventions fongicides.

SOMMAIRE : 

1- Agir en préventif pour perturber le cycle de développement des maladies

2- Surveiller précisément le climat à l'approche de la floraison

3- Optimiser le positionnement de ses traitements fongicides

4- Geofolia OAD pour positionner au mieux les traitements

 

1- Agir en préventif pour perturber le cycle de développement des maladies

La mise en place d’une protection intégrée des cultures consiste à opter pour des mesures préventives pour perturber le cycle de développement des maladies.

Parmi les solutions : allonger les rotations pour éviter un retour trop fréquent de la céréale sur une même parcelle, alterner les cultures de printemps et d’automne, recourir à des variétés moins sensibles, adapter le travail du sol...

Parce qu’ils laissent derrière eux des résidus contaminés, les précédents sensibles comme le maïs ou le sorgho sont des vecteurs de la maladie. Ils sont donc à éviter.

Dans les situations à risque fort, le labour ou a minima l’enfouissement des résidus sont à privilégier. Un simple broyage facilitera par ailleurs la décomposition des résidus. Sans être efficace à 100 %, ce procédé réduit quand même significativement la pression de la maladie. Mais cela ne suffit pas toujours : la voie chimique doit alors être envisagée.

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2- Surveiller précisément le climat à l'approche de la floraison

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En matière de fusariose des épis, le climat au moment de la floraison est déterminant. Le développement des Fusarium reste favorisé par une forte humidité ou des pluies persistantes pendant plusieurs jours entre l’épiaison et le début de la floraison. Plus le temps sera humide, plus la période d’incubation du champignon sera courte.

Le suivi précis des conditions climatiques, via des stations connectées au cœur des parcelles comme les stations Météus d’Isagri liées à des applications météo reste capital. Car dès l’apparition des premiers symptômes, il est déjà trop tard pour intervenir !

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En matière de protection phytosanitaire, tout se joue donc en préventif, dès la sortie des premières étamines. Un tour de plaine des parcelles pour repérer les stades clés d’intervention doit être programmé régulièrement par les agriculteurs.

Bon à savoir

Lutter contre la fusariose pour préserver la qualité sanitaire de la récolte

La fusariose est responsable du développement de mycotoxines déoxynivalénol (ou Don) dans le blé dur.

Le règlement européen (CE) N°1881/2006, fixant les teneurs maximales en mycotoxines pour des céréales brutes, fait aujourd’hui l’objet d’un réexamen concernant le Don.

Selon les dernières discussions, la teneur maximale actuelle autorisée pour le blé dur (1750 μg/kg) pourrait être revue à la baisse pour réduire l’exposition des consommateurs à cette toxine et passer à 1500 μg/kg pour le blé dur sur céréales brutes. Une entrée en vigueur est envisagée en juillet 2022.

Mais déjà, certains cahiers des charges des industriels de l’alimentation humaine ou animale appliquent des seuils parfois très inférieurs aux limites réglementaires européennes actuelles. Limiter leur présence est donc incontournable pour assurer un débouché rémunérateur à ses récoltes de blé dur.

 

3- Optimiser le positionnement de ses traitements fongicides

Les traitements fongicides constituent un ultime recours pour limiter le développement de la fusariose mais ils sont loin d’être systématiquement rentables. Ils atteignent, dans le meilleur des cas, 60 à 70 % d’efficacité. Et ce, dans un contexte où les résistances des champignons aux fongicides tendent à se développer.

Pour freiner leur développement et préserver le panel de spécialités encore à disposition des agriculteurs, l’objectif est d’opter pour une alternance des matières actives utilisées au sein d’une même campagne. Car l’efficacité d’une telle protection reste capitale pour préserver non seulement le rendement mais également la qualité sanitaire de la récolte, en limitant l’accumulation de mycotoxines, dont le Don, le déoxynivalénol.

L’utilisation d’outils d’aide à la décision s’affiche comme une stratégie pertinente pour ajuster le positionnement des traitements fongicides.

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4- Geofolia OAD pour positionner au mieux les traitements

Suivre en continu les contaminations, être alerté du risque maladie, déclencher ses traitements en préventif avant l’apparition des symptômes... autant de point rendus possibles grâce à Geofolia OAD.

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Ce dernier donne accès de façon très facile au modèle maladie Prévi-Lis d’Arvalis.

Pour chaque parcelle, Geofolia OAD émet un risque maladie en tenant compte de la culture implantée, de la variété, de la date de semis, du type de sol, du précédent, du travail du sol et bien entendu, des conditions météo.

Cet outil permet de protéger efficacement les blés durs contre la fusariose tout en vérifiant la conformité réglementaire des traitements appliqués. Les bénéfices sont immédiats. Non seulement l’organisation des travaux est facilitée mais cet OAD permet une économie de traitement, sur l’ensemble de la protection fongicide, pouvant aller jusqu’à 30 €/ha avec, à la clé, une réduction potentielle de l’IFT de 20 %. Car grâce à Geofolia OAD, le traitement n’est déclenché que si le risque est avéré.

appliquez vos traitements au bon moment

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